La fiscalité immobilière en Suisse est un domaine complexe qui impacte chaque étape de la vie d'un propriétaire : achat, détention et vente. Une bonne planification fiscale peut générer des économies significatives sur le long terme.
À l'achat : les droits de mutation varient de 0 % à plus de 3 % du prix d'achat selon le canton. Les frais de notaire et les intérêts intercalaires pendant la construction sont à prendre en compte dans la planification fiscale.
Pendant la détention : la valeur locative — un revenu fictif correspondant à environ 60-70 % du loyer du marché — est ajoutée à votre revenu imposable, même si vous habitez votre propre logement. En contrepartie, vous pouvez déduire les intérêts hypothécaires, les frais d'entretien (forfait ou frais effectifs) et les primes d'assurance bâtiment. La stratégie consiste à alterner entre forfait et frais effectifs selon les années, en regroupant les travaux de rénovation pour maximiser les déductions.
À la vente : l'impôt sur les gains immobiliers (IBGI) s'applique sur la différence entre le prix de vente et le prix d'achat (y compris les investissements valorisants). Le taux est dégressif selon la durée de détention — plus vous détenez longtemps, moins vous payez. Un remploi (réinvestissement dans un autre bien) permet de différer cet impôt.
L'amortissement indirect via le pilier 3a permet de maintenir les déductions d'intérêts hypothécaires tout en constituant un capital de prévoyance déductible du revenu.
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