Le système de prévoyance suisse à trois piliers offre des opportunités d'optimisation fiscale considérables, à condition de bien comprendre les mécanismes et de planifier sur le long terme.
Pilier 3a — L'outil de déduction le plus puissant : les versements au pilier 3a sont intégralement déductibles du revenu imposable : jusqu'à CHF 7'258 en 2025 pour les salariés avec 2e pilier, ou 20 % du revenu net (max CHF 36'288) pour les indépendants sans 2e pilier. Sur une carrière de 40 ans, cela représente une économie fiscale cumulée de CHF 50'000 à CHF 150'000 selon le taux marginal d'imposition.
Conseil clé : ouvrez plusieurs comptes 3a (jusqu'à 5) et retirez-les sur des années fiscales différentes pour limiter la progressivité de l'impôt au retrait.
Rachats LPP — Optimiser le 2e pilier : les rachats dans le 2e pilier (LPP) sont déductibles du revenu imposable sans plafond annuel, dans la limite de la lacune de cotisation. C'est un levier puissant pour les hauts revenus ou les personnes ayant commencé à travailler en Suisse tardivement. Attention : un retrait en capital dans les 3 ans suivant un rachat annule l'avantage fiscal.
Retraits échelonnés — Planifier la sortie : le capital de prévoyance (2e et 3e piliers) est imposé séparément du revenu courant à un taux réduit. Cependant, les retraits effectués la même année sont cumulés pour déterminer le taux. Il est donc crucial d'échelonner les retraits sur plusieurs années et, si possible, de les répartir entre conjoints.
Le départ à la retraite peut être avancé (dès 58 ans dans certaines caisses) ou repoussé (jusqu'à 70 ans pour le pilier 3a). Chaque option a des conséquences fiscales distinctes que nous analysons en détail.