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Fiscalité transfrontalière à Neuchâtel

Les travailleurs frontaliers sont soumis à des règles fiscales complexes découlant des conventions de double imposition entre la Suisse et la France. Selon votre canton d'emploi, vous pouvez être imposé à la source en Suisse ou uniquement en France. Nous vous accompagnons pour optimiser votre situation et éviter la double imposition, en tenant compte de l'accord franco-suisse du 11 avril 1983 et de ses avenants.

Mis à jour en février 2026

39%
Taux marginal maximum
Délai de dépôt
4
Déductions principales

La fiscalité des travailleurs frontaliers entre la France et la Suisse est l'une des plus complexes d'Europe. L'accord franco-suisse du 11 avril 1983 et ses avenants définissent les règles d'imposition selon le canton d'emploi, créant deux régimes distincts.

Régime genevois : les frontaliers travaillant à Genève sont imposés à la source en Suisse. Ils peuvent demander le statut de quasi-résident si au moins 90 % de leurs revenus mondiaux (du foyer fiscal) sont imposés en Suisse, ce qui leur permet de bénéficier des mêmes déductions qu'un résident (pilier 3a, frais effectifs, etc.). Cette demande se fait via la TOU et peut générer des économies substantielles.

Régime des autres cantons : les frontaliers travaillant dans les cantons de Vaud, Valais, Neuchâtel, Berne, Jura et Fribourg sont imposés en France selon le système de l'attestation de résidence fiscale. La Suisse verse une compensation financière au canton. Ces frontaliers doivent déclarer leurs revenus en France avec un crédit d'impôt ou une exonération avec progressivité.

Dans les deux cas, les enjeux sont importants : choix du barème optimal, déclaration correcte en France, évitement de la double imposition, optimisation des déductions transfrontalières. Une erreur peut coûter plusieurs milliers de francs.

Nos experts maîtrisent les deux systèmes et vous accompagnent pour maximiser vos avantages fiscaux tout en restant en conformité avec les législations des deux pays.

Déductions clés — Canton de Neuchâtel

Pilier 3a : jusqu'à CHF 7'258 pour les salariés affiliés au 2e pilier (2025)

Frais professionnels forfaitaires : 3 % du salaire net, avec un minimum et un maximum fixés par la loi

Intérêts passifs privés : déductibles dans la limite du rendement brut de la fortune mobilière et immobilière, majoré de CHF 50'000

Cotisations à des partis politiques : déductibles jusqu'à CHF 10'300 au niveau fédéral depuis 2023

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le statut de quasi-résident à Genève ?
Le statut de quasi-résident s'adresse aux frontaliers travaillant à Genève dont au moins 90 % des revenus mondiaux du foyer fiscal sont imposés en Suisse. Il permet de passer à la taxation ordinaire (TOU) et de bénéficier des mêmes déductions qu'un résident : pilier 3a, frais effectifs, rachats LPP, etc.
Dois-je aussi déclarer mes revenus en France ?
Oui, dans tous les cas. Les frontaliers imposés en Suisse (canton de Genève) déclarent leurs revenus en France avec un crédit d'impôt égal à l'impôt français correspondant. Les frontaliers imposés en France déclarent normalement et bénéficient d'une exonération avec progressivité pour les revenus suisses.
Comment fonctionne le taux unique (flat tax) à Neuchâtel ?
Depuis , le canton de Neuchâtel applique un taux unique d'environ 12,66 % sur le revenu imposable au niveau cantonal, sans progressivité. Cela signifie que chaque franc de revenu imposable est taxé au même taux, quel que soit le montant total. Les communes ajoutent ensuite leur propre coefficient. L'impôt fédéral direct reste quant à lui progressif. Ce système bénéficie particulièrement aux contribuables à revenus élevés, tandis que les bas revenus sont protégés par des déductions sociales et des abattements.
Quelles sont les communes les moins imposées à Neuchâtel ?
Les communes neuchâteloises appliquent des coefficients fiscaux différents qui influencent la charge fiscale globale. Parmi les communes les plus avantageuses, on trouve notamment La Grande Béroche, Val-de-Ruz et Milvignes. Le coefficient communal peut varier de manière significative et représenter une différence de plusieurs centaines voire milliers de francs par an. Il est donc judicieux de prendre en compte la fiscalité communale lors du choix de votre lieu de résidence dans le canton.