Le propriétaire qui habite son logement est aujourd'hui imposé sur un revenu fictif, la valeur locative : le loyer qu'il économise en n'étant pas locataire, ajouté à son revenu imposable. Chaque canton la fixe selon sa méthode, généralement entre 60 et 70 % du loyer du marché (minimum de 60 % exigé par le Tribunal fédéral pour l'impôt cantonal, 70 % à l'impôt fédéral direct).
En contrepartie, le propriétaire déduit les intérêts hypothécaires, les frais d'entretien (forfait de 10 ou 20 % selon l'âge du bâtiment, ou frais effectifs) et ses investissements d'économie d'énergie. Fortement endetté ou en rénovation, il y gagne ; hypothèque amortie, il y perd.
Après plusieurs tentatives, l'initiative parlementaire 17.400 (2017) a abouti : le Parlement a adopté le 20 décembre 2024 la loi fédérale sur le changement de système d'imposition de la propriété du logement, couplée à un arrêté constitutionnel autorisant un impôt cantonal sur les résidences secondaires, soumis au peuple.